Carte des itinéraires jurassiens
Tous les détails concernant les circuits (altitudes, profils, temps de marche et de multiples informations) pourront être trouvés dans les trois nouveaux "Guides pédestres Ajoie, Delémont, Franches-Montagnes" ainsi que sur les trois nouvelles cartes disponibles.
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Aïe...!!! Quelle toile d'araignée...!!!
Avec 1120 km de sentiers de randonnées pédestres nouvellement balisés, le réseau est très dense dans les quatre régions du territoire cantonal jurassien !
Le Jura possède un patrimoine historique et culturel très riche ! A vous de le découvrir !
A
Alle
L'église construite au Xllle siècle a été rebâtie en 1751. Après la restauration et I'agrandissement de 1951/1953, elle a été ornée en 1964 par vingt-quatre vitraux de I'artiste jurassien André Bréchet.
B
Bellelay
L'ancienne communauté religieuse de Bellelay a été fondée en 1136 par Siginand, prévôt de Moutier-Grandval. II construisit à cet endroit une chapelle, puis un monastère qui fut habité par des religieux de l'Ordre des Prémontrés, observant la règle de saint Norbert. Très tôt, I'abbaye posséda de nombreuses propriétés dans toute la région et dans de nombreuses localités de I'Ancien Evêché de Bâle. On cite entre autres I'église de Nugerole, ou Blanche-Eglise, à La Neuveville, la Vallée rousse ou vallon de Bellelay, I'église de Boécourt, la Courtine de Bellelay avec les villages de Lajoux, Les Genevez et les hameaux de Fornet-Dessus et Fornet-Dessous, I'église de Tavannes, la chapelle de Chaindon, la chapelle d'Evilard, en dehors des murs de Bienne et d'innombrables biens dispersés. Le couvent de Grandgourt, en Ajoie fut rattaché à celui de Bellelay en qualité de prieuré.
La communauté religieuse de Bellelay fut très florissante. L'abbé était président des Etats de I'Evêché. Des combourgeoisies furent signées, avec Bienne et Soleure, qui mirent le couvent à I'abri de certaines invasions mais ne I'empêchèrent pas de subir le passage de troupes pillardes. L'église romane, puis I'église gothique de Bellelay furent incendiées. On en a retrouvé les traces lors de fouilles effectuées il y a quelques années.
Un collège fut ouvert à Bellelay, où les jeunes nobles de Suisse et de France venaient faire leurs études. Les élèves étaient organisés en un corps de troupe et, à côté des études, se livraient aux exercices militaires.
L'église actuelle a été bâtie par I'abbé Jean-George Voirol, un des plus remarquables chefs de la communauté religieuse qui compta 42 abbés, de sa fondation à sa dissolution. L'église baroque - on y découvre encore la date de 1714 - avait deux tours surmontées d'un toit en forme de bulbe, dont il ne reste malheureusement que les étages inférieurs. Le carillon était composé de dix cloches, qui formaient un accord renommé. De toutes parts on venait à Bellelay pour assister aux offices qui revêtaient une grande magnificence.
Le 15 décembre 1797, les Français occupèrent le couvent et en chassèrent les religieux. Les biens de I'abbaye furent vendus et dispersés, les cloches dépendues et une partie des bâtiments du couvent -reconstruits par I'abbé Jean-Baptiste Semon - détruits. Quelques vestiges des richesses de Bellelay ont heureusement subsisté. Le maître-autel est à Saignelégier tandis que Saint-Brais possède un autel latéral de I'ancienne église baroque. La chaire était au Temple national de La Chaux-de-Fonds où elle a été détruite par un incendie. Richement ouvragée, elle était I'œuvre des pères Noël et Antoine Monnot. Une magnifique grille de fer forgé, ouvrage d'Humbert Bacon, de Delémont, a repris place à I'entrée du choeur de I'église abbatiale, restaurée de 1957 à 1960 grâce a la générosité de toute la population jurassienne et avec I'aide du canton de Berne et de la Confédération.
Après 661 ans d'histoire, I'ancienne Abbaye de Bellelay qui était devenue un haut-Iieu de I'Ancien Evêché de Bâle fut vendue comme bien national. Les bâtiments de I'ancien couvent abritèrent tour à tour une fabrique d'horlogerie, une brasserie, une verrerie, avant de devenir maison de santé.
Berlincourt
Chapelle construite en 1957, vitraux de Maurice Estève.
Boncourt
L'église du XVIIIe siècle a été reconstruite en 1920. Le maître-autel et le mobilier sont I'œuvre de trois frères, Jean-Pierre, Jean-Jacques et Jacques-Michel Breton, artisans et sculpteurs nés au village au XVIIIe siècle, dont on retrouve également des ouvrages dans plusieurs églises ajoulotes et de la campagne française voisine.
Bonfol
Église bâtie en 1783. On y découvre une intéressante collection d'ex-voto du XVIIe et du XVIIIe siècle, images peintes de la reconnaissance populaire.
Le village a fait sa renommée par ses poteries artisanales : les "caquelons", marmites de terre cuite dans lesquels on apprête encore parfois la fondue, étaient connus dans le monde entier.
C
Chainions, Les
Altitude 882 m. Point de vue exceptionnel, au nord sur l'Ajoie, la région Belfort-Montbéliard et les Vosges, I'Alsace, les premiers contreforts de la Forêt-Noire. Au sud, on aperçoit la région du Doubs, le Plateau des Franches-Montagnes, les hauteurs du Chasseral et, par temps clair, on distingue les Alpes.
Coeuve
Au milieu du village, ancienne résidence d'une famille noble, maison flanquée d'une tour, et anciens lavoirs du temps passé.
Courfaivre
L'origine de Courfaivre remonte aux temps romains. Le village portait alors le nom de "curtis fabrorum", la demeure des artisans. On a découvert à Courfaivre, au milieu du 19e siècle, les vestiges de deux villas romaines.
L'église, construite en 1705, a été restaurée en 1953/1954. On y admire des vitraux du peintre français Fernand Léger et une tapisserie de Jean Lurçat.
Courgenay
A I'entrée sud du village, la Pierre-Percée, monolithe de grande dimension, est probablement un monument druidique : elle est comparable aux pierres celtiques qu'on rencontre dans certaines contrées françaises. La tradition rapporte que la Pierre-Percée était autrefois le lieu de rendez-vous des villageois, lors d'assemblées pour discuter des affaires de la communauté; c'est à cet endroit que se tenaient probablement les "plaids", sortes de cours de justice.
Une autre tradition rapporte aussi que les croyances populaires attribuaient des vertus à la Pierre-Percée : il suffisait, croyait-on autrefois, de passer par son ouverture pour être délivré de certains maux...
A proximité de I'église, sur une placette, le buste de Pierre Péquignat, commis d'Ajoie pendant les troubles qui au XVllle siècle opposèrent les paysans de cette région aux princes-évêques de Bâle. Pierre Péquignat, principal chef de la révolte, fut décapité et écartelé sur la place publique de Porrentruy, le 30 octobre 1740.
L'église construite en 1854 est ornée de vitraux dus au peintre jurassien Jean-François Comment.
Courrendlin
Aux abords du village, chapelle Saint-Barthélemy, construite il y a plus de mille ans, restaurée en 1975.
Courtemaîche
Église construite au XVllle siècle, restaurée et agrandie à plusieurs reprises. On I'a illuminée de vitraux réalisés par André Theurillat, qui sont parmi les premiers illustrant le renouveau de I'art du vitrail dans les sanctuaires jurassiens.
Courtételle
Église construite au XVllle siècle, plusieurs fois rénovée et agrandie. Vitraux de I'artiste Hans Stocker.
D
Damvant
Église bâtie en 1745, restaurée dans les années soixante. Vitraux du peintre jurassien Angi (Jean-Marie Hänggi).
Delémont
La région de Delémont était déjà habitée aux temps préhistoriques, comme le prouvent de nombreuses trouvailles archéologiques faites aux alentours de la ville actuelle et en divers endroits de la vallée. Des établissements romains furent construits plus tard à Vicques, Courroux, Bassecourt, Courfaivre et Develier notamment.
Delémont est entrée dans I'histoire au VIIe siècle, comme I'indique un document écrit entre le 16 mars 736 et le 30 avril 737, une donation du comte Eberhard au monastère alsacien de Murbach. A cette époque, Delémont n'était qu'une petite colonie groupée autour de sa chapelle de La Communance, élevée vers 650 par saint Germain, premier abbé de Moutier-Grandval, qui devait être assassiné non loin de là avec son disciple Randoald.
Au Xlle siècle, Delémont était devenue une agglomération médiévale faisant partie avec sa vallée de la Seigneurie de Ferrette. En 1271, les comtes de Ferrette vendirent leur seigneurie à I'évêque Henri de Neuchâtel, ce qui faisait de Delémont une ville épiscopale. La cité reçut de I'évêque Pierre Reich de Reichenstein, en 1289, ses premières lettres de franchises. Vers 1389, Imier de Ramstein engagea la seigneurie et la ville de Delémont aux maîtrès-bourgeois et au conseil de Bâle, pour une somme de 400 florins. Une combourgeoisie avec Bâle fut signée en 1407; elle fut annulée plus tard par le prince-évêque Jacques-Christophe Blarer de Wartensee.
Lors de la Réformation, au cours de laquelle la résidence épiscopale fut transférée de Bâle à Porrentruy, le chapitre de chanoines de Moutier-Grandval se fixa à Delémont, en 1534.
La guerre de Trente Ans vit I'invasion de I'évêché, terre impériale. Delémont souffrit du pillage et de I'occupation.
Du Xllle au XVllle siècle, Delémont s'agrandit. Le château, résidence d'été des princes-évêques, a été construit de 1717 à 1721 par Jean-Conrad de Reinach. L'Hôtel de Ville a été achevé en 1745. L'église Saint-Marcel date de 1764. Les fontaines monumentales de Delémont - fontaines de la Vierge, du Lion, de Saint-Maurice, du Sauvage, de la Boule - ont été érigées à la fin du XVle siècle.
En 1792, le prince-évêque de Bâle Joseph de Roggenbach dut quitter sa ville de Porrentruy pour échapper aux troubles nés de la Révolution française. Le 30 avril 1792, une troupe française entra à Delémont. La République rauracienne, proclamée le 27 novembre 1792, devait durer jusqu'au 13 mars 1793. L'Ancien Evêché de Bâle devint alors, jusqu'en 1800, le Département du Mont-Terrible, dont Delémont fut une ville importante. Elle appartint ensuite, avec tout le pays, au Département du Haut-Rhin, jusqu'en 1814. Après la défaite des armées napoléoniennes, le baron d'Andlau prit possession de la région, dont le sort fut fixé par le Congrès de Vienne. Le 20 mars 1815, Delémont était rattachée, avec tout l'Ancien Evêché de Bâle, au canton de Berne. A la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, Delémont vécut son développement économique. Le commerce et l'industrie s'y sont largement développés, favorisés par l'excellente situation de Delémont sur les voies de communication qui passent par le Jura. Delémont est le chef-lieu du canton du Jura.
Develier
Église bâtie en 1750/1751, vitraux de Roger Bissière.
F
La Faux d'Enson
Tour d'observation panoramique avec table d'orientation, altitude 926 m, point de vue sur toute l'Ajoie, situé en-dessus du village de Roche d'Or. Au nord, le regard s'étend sur une large partie de la région française voisine, le Pays de Montbéliard, la région de Belfort, la Franche-Comté et plus loin les Vosges. On aperçoit également, par beau temps, une partie de I'Alsace, Mulhouse, la plaine du Rhin, la Forêt-Noire. Au sud, par temps clair, la chaîne des Alpes.
Le point de vue de La Faux d'Enson fait partie du réseau de base de la triangulation suisse : il a servi en 1834 aux travaux de la Carte Dufour pour relier les réseaux topographiques suisse et français.
Fontenais
L'église construite au début du XVlle siècle a été remplacée par un nouveau sanctuaire bâti de 1933 à 1935. On y découvre les oeuvres de quelques artistes suisses qui ont marqué cette époque dans le domaine de I'art sacré : Fernand Dumas, architecte, François Baud, sculpteur, Marcel Feuillat, orfèvre, Emilio Beretta, peintre et mosaïste, Albert Gaeng, peintre. Au milieu du village, I'ancien château, avec ses deux tours à bulbe, autrefois résidence de notables de la cour épiscopale de Porrentruy.
G
Gruère, Etang de la
Une des curiosités naturelles les plus intéressantes du Jura - L'Etang de la Gruère s'étend dans une région de tourbières dont la flore présente certaines caractéristiques avec celles qui croissent aux abords des étangs nordiques. La nappe d'eau et ses environs apparaissent comme une survivance de I'époque glaciaire. L'Etang de la Gruère est zone protégée.
H
La Haute Borne
Altitude 888 m. Les premiers bâtiments de la ferme de La Haute Borne ont été construits en 1694, à I'emplacement où se trouvait une borne marquant la frontière entre les diocèses de Bâle et de Besançon.
Hohe Winde
Altitude 1204 m. Point de vue au nord sur les chaînes jurassiennes, la région bâloise, au loin sur les contreforts de la Forêt-Noire et des Vosges. A quelque distance du sommet, le regard s'étend au sud sur quelques cimes de la chaîne des Alpes.
L
Lajoux
Église construite en 1746, vitraux de Coghuf.
Löwenbourg
Ancien prieuré dépendant de I'abbaye de Lucelle, aujourd'hui domaine rural. Musée abritant des trouvailles néolithiques, et surtout une remarquable collection de silex découverts en 1966/1967 puis au cours de plusieurs années de fouilles, dans un site où I'homme taillait la pierre et fabriquait ses outils.
Lucelle
Lucelle est mentionné pour la première fois en 1124, dans la charte de fondation de I'abbaye, par les nobles Hugues, Amédée et Richard de Montfaucon, avec I'accord de l'évêque de Bâle Berthold de Neuchâtel. Le couvent de Lucelle devait avoir au cours des siècles un étonnant rayonnement : les possessions de I'abbaye s'étendaient non seulement en Ajoie, mais dans les Franches-Montagnes, en Alsace et en Franche-Comté. Saint Bernard, fondateur de I'abbaye de Clairvaux, aurait été I'architecte de Lucelle. Un tremblement de terre, au XIVe siècle, endommagea I'église abbatiale, qui fut reconstruite. Mais le couvent devait subir d'autres ravages, au cours des siècles, pillages et incendies dont chaque fois le monastère sut relever les ruines. La Révolution française mit fin à la splendeur de I'abbaye de Lucelle : le couvent fut envahi et complètement dispersé en 1792, les religieux expulsés, les meubles et objets précieux vendus et les bâtiments mis aux enchères comme biens nationaux. Une forge fut installée à Lucelle où elle fonctionna jusqu'en 1882. Les bâtiments qui ont subsisté abritent actuellement une maison de retraite. On découvre aux alentours un certain nombre d'éléments architecturaux, en particulier un porche fort bien conservé, qui attestent de la grandeur de Lucelle.
Le couvent de Lucelle a eu quarante-six abbés et il ne dépendait que de I'empereur. Les religieux de Lucelle, qui furent jusqu'à deux cents, fondèrent une soixantaine de monastères, parmi lesquels le célèbre couvent de Saint-Urbain.
Lucelle n'est aujourd'hui qu'un point de passage à la frontière franco-suisse. Mais, depuis quelques années, la région a acquis une certaine renommée touristique. L'étang de Lucelle représente une nappe d'eau intéressante pour sa végétation et pour les nombreuses espèces d'oiseaux aquatiques qui y gîtent.
M
Mettembert
Chapelle érigée en 1969/1970, vitraux de Coghuf.
Milandre, grottes de
Les Grottes-de-Milandre (pas ouvertes au public) sont citées déjà en 1715, dans les archives de I'Ancien Evêché de Bâle, mais c'est au milieu du XIXe siècle seulement qu'elles ont été prospectées, par les géologues et minéralogistes d'abord, puis par les touristes. La cavité naturelle offre la variété des formations géologique du sous-sol ajoulot : toute la diversité des stalactites et des stalagmites, auxquelles la fantaisie et I'imagination populaire ont donné la forme et le nom de personnages les plus bizarres.
Milandre, tour de
Donjon de I'ancienne forteresse construite au XIIe siècle par les Comtes de Montbéliard; le castel fut démantèlé en 1674 par les troupes de Louis XIV au cours de I'offensive de Turenne en Alsace. Aujourd'hui restaurée, I'altière tour domine la falaise qui la borde. De sa plate-forme supérieure, accessible par un escalier intérieur, on jouit d'un magnifique panorama sur la région. boncourtoise.
Montgremay
Altitude 939 m. A proche distance, pt 939 sur la crête dominant la Forêt des Rondins, point de vue au nord sur l'Ajoie, le Pays de Montbéliard, l'Alsace, les Vosges et la Forêt-Noire. Au sud, vue sur les Franches- Montagnes, le Chasseral, par temps clair sur le massif des Alpes.
Montignez
Église construite en 1778, autel et mobilier sculptés par Jean-Pierre Breton, artiste boncourtois du XVllle siècle.
Muriaux
Musée de I'automobile. Domicile de I'artiste du vitrail Coghuf (1905-1976; pseudonyme de Ernst Stocker).
N
Le Noirmont
Église construite de 1965 à 1967, intéressante architecture du temps présent.
P
Le Peuchapatte
Chapelle érigée en 1970/1972, vitraux du peintre jurassien Yves Voirol.
Le Peu Claude
Station fédérale d'élevage d'étalons et chevaux des Franches-Montagnes.
Le Peu Girard
Ferme du XVllle siècle, admirablement conservée dans son architecture originelle, et mise en valeur par une restauration dans les années 1980.
Pleigne
Église bâtie à la fin du XVIIIe siècle, ornée en 1953 de vitraux du peintre jurassien André Bréchet.
Pleujouse
On a découvert à Pleujouse les vestiges de murs anciens, des fragments de pierres de taille, la trace de tout un système de fortifications qui prouvent que de tout temps cet endroit était une forteresse d'une certaine importance. Le château qui se dresse aujourd'hui encore sur un éperon rocheux témoigne de I'importance que le petit village avait autrefois. Les origines de cette résidence fortifiée remontent au XIe siècle, peut-être même au Xe siècle. La famille noble de Pleujouse apparaît dans les documents anciens en 1105. Le château a été probablement reconstruit en grande partie par Hugues de Pleujouse. La famille de Pleujouse, qui était devenue vassale des évêques de Bâle, s'éteignit dans le courant du XVe siècle.
Le château de Pleujouse, devenu ainsi propriété des évêques de Bâle, passa aux comtes de Neuchâtel, qui refusèrent par la suite aux évêques de Bâle le droit de racheter le domaine mis en gage : le château fut longtemps assiégé. La famille de Morimont en devint propriétaire en 1428. Au cours de I'année 1445, il fut incendie par des troupes confédérées et reconstruit, à I'exception des remparts. Pleujouse passa encore aux mains des seigneurs d'Ortemburg, qui entreprirent en 1633 d'importantes restaurations dans I'ensemble des bâtiments. Au cours de la guerre de Trente Ans, le château fut saccagé mais relevé une fois encore de ses ruines. Lorsque la famille d'Ortemburg s'éteignit, en 1661, la résidence revint aux princes-évêques de Bâle, mais elle était dans un état de décrépitude désolant.
Le château de Pleujouse fut vendu comme bien national, lors de la Révolution : il devint auberge, mais I'entretien des bâtiments était si coûteux que I'ancienne demeure seigneuriale fut reléguée au rang de simple habitation, avant de tomber dans I'abandon. L'association "Pro Pluviosa", en 1924, entreprit quelques travaux d'aménagement pour loger des colonies de vacances. Une restauration plus importante de I'enceinte du château de Pleujouse a été entreprise en 1935 : les remparts ont été partiellement relevés, le donjon reconstruit. Une nouvelle association, les "Amis du château de Pleujouse", a réussi à maintenir la résidence sans qu'elle subisse davantage les atteintes du temps. Aujourd'hui aménagé en restaurant et lieu de rencontre.
Porrentruy
La ville de Porrentruy, tout au bout du Jura, est sans doute celle qui a joué le rôle le plus en vue dans I'histoire jurassienne. Pourtant, ses origines ne sont pas très bien connues. Les alentours de château qui domine la cité ont certainement abrité autrefois une colonie romaine, mais la Tour Réfous, qui se dresse dans I'enceinte du château, paraît avoir été construite plutôt au Moyen Age qu'à I'époque romaine. Porrentruy devait avoir une certaine importance, au Xle siècle déjà, avec ses deux églises, Saint-Pierre à I'intérieur de ses remparts, Saint-Germain hors les murs. La ville, avec I'Ajoie, appartenait autrefois aux ducs d'Alsace, mais par suite d'héritage les comtes de Montbéliard et les comtes de Ferrette en furent aussi les propriétaires, avant que la cité revienne enfin aux princes-évêques de Bâle. Un conflit devait mettre aux prises Thierry de Montbéliard et I'évêque de Bâle Henri d'lsny, qui appela à son secours son suzerain; Rodolphe de Habsbourg vint assiéger la ville et la rendit à I'évêque en 1283. A cette occasion, il délivra à Porrentruy une charte de franchises qui faisait de la cité une ville impériale. L'évêque Imier de Ramstein, à court d'argent, vendit en 1386 I'Ajoie et Porrentruy aux comtes de Montbeliard-Wurtemberg, pour 13000 florins, mais ce territoire fut racheté en 1461 par I'évêque Jean de Venningen. Lors des guerres de Bourgogne, de 1474 à 1477, un contingent de Porrentruy prit part aux expéditions militaires : on conserve encore aujourd'hui dans le trésor de I'église Saint-Pierre, un ostensoir confectionné avec le produit du butin pris aux armées bourguignonnes à la bataille de Morat.
Porrentruy devint au XVIe siècle la résidence des princes-évêques de Bâle, qui avaient quitté la cité rhénane, en 1528, lors de la Réforme. Le château fut agrandi pour servir de demeure aux princes-évêques, à la cour et à toute I'administration de la principauté. Le prince-évêque de Bâle, Jacques- Christophe Blarer de Wartensee, élu en 1575, devait encore ajouter à I'éclat de la ville en construisant de nouveaux pavillons à son château, en ouvrant un séminaire et un collège où enseignaient des Jésuites, en faisant battre monnaie et en installant une imprimerie. Mais la guerre de Trente Ans devait apporter la ruine dans la ville et dans l'Evêché. Porrentruy, menacée par les troupes suédoises en 1634, fut sauvée grâce à I'intervention des cantons suisses, alliés de I'évêque. L'année suivante, assiégée pendant plusieurs jours par 20000 hommes, la ville dut se rendre en acceptant une occupation de quelques mois et une rançon de 80000 livres baloises. Plus tard encore, jusqu'à la conclusion du traité de paix de Westphalie, Porrentruy subit invasions et pillages. L'évêque, qui avait dû s'enfuir, ne revint que bien plus tard. Lors de la conquête de la Franche-Comté par Louis XIV, en 1674, Porrentruy fut de nouveau envahie par les troupes impériales et françaises et dut appeler à son secours les troupes des cantons suisses alliés: la tranquillité ne revint qu'en 1679, Après le traité de paix de Nimègue.
Au milieu du XVIIIe siècle, une ordonnance restée fameuse, promulguée en 1726 par le prince-évêque Jean-Conrad de Reinach, souleva une révolte des paysans d'Ajoie. Après quatorze années de conflits et de rébellion, les "commis d'Ajoie", chefs de la révolte ayant à leur tête Pierre Péquignat, un paysan de Courgenay, furent condamnés et exécutés sur la Place de I'Hôtel de Ville de Porrentruy, le 31 octobre 1740. Au cours du XVIIIe siècle, Porrentruy devint une remarquable petite ville, grâce aux princes-évêques qui firent construire de nombreux édifices: I'Hôtel-Dieu, I'Hôtel des Halles, I'Hôtel de Ville, I'Hôtel de Gléresse. Mais I'époque révolutionnaire devait mettre fin au règne des princes-évêques : en 1792, Joseph-Sigismond de Roggenbach abandonna son château de Porrentruy. Un Conseil de régence fut institué, auquel succéda I'éphémère République rauracienne (17 décembre 1792 au 7 mars 1793). Le Pays de Porrentruy fut ensuite rattaché à la France sous le nom de Département du Mont-Terrible (7 mars 1793 au 17 février 1800) puis annexé au Département du Haut-Rhin (17 février 1800 au 20 mars 1815). Le Congrès de Vienne, en 1815, réunit l'Ancien Evêché de Bâle au canton de Berne. Un mouvement révolutionnaire partit de Porrentruy, en 1830. Le mouvement s'étendit dans tout le Jura et fut à I'origine de certaines révisions constitutionnelles. En 1836, de nouveaux troubles éclatèrent dans le Jura : 3000 soldats occupèrent le territoire, une troupe dont la ville de Porrentruy dut héberger un important contingent.
Vers la fin du XIXe siècle, le "Kulturkampf" eut des répercussions dans la région de Porrentruy où les passions étaient très violentes, à travers des oppositions politiques de tout temps farouches.
La guerre de 1914-1918 devait placer Porrentruy, ville frontière, dans des situations difficiles : à trois reprises, elle fut bombardée par des avions étrangers.
Lors de la guerre de 1939-1945, Porrentruy hébergea très souvent des réfugiés et joua un rôle humanitaire de premier plan. Porrentruy est le chef-lieu d'un important district jurassien.
La renommée de Porrentruy est aussi celle d'une ville d'études, regroupant les principales écoles supérieures du Jura. Le caractère historique de I'ancienne cité des princes-évêques de Bâle en fait une étape intéressante sur I'itinéraire touristique jurassien.
R
Raimeux
Altitude 1302 m. Tour d'observation d'où la vue s'étend sur Delémont et une partie de sa vallée, le Val Terbi, les hauteurs des Rangiers, la campagne baloise.
Raymontpierre
La région du Raimeux fournissait autrefois d'importantes quantités de bois de construction pour les villages environnants et de bois de feu pour alimenter plusieurs hauts-fourneaux, entre autres celui d'Undervelier, à I'entrée des Gorges du Pichoux. Pour assurer sur place I'exploitation des forêts et le commerce du bois, et pour confirmer aussi son titre de noblesse, Georges Hugué, châtelain de Delémont, fit construire à la fin du XVle siècle un petit château sur ses domaines du Raimeux. Le château de Raymontpierre devint sa résidence préférée et son pavillon de chasse. Georges Hugué ajouta à son château une chapelle de style gothique dans laquelle il fit déposer des reliques de saint Germain et saint Randoald, les fondateurs de l'Abbaye de Moutier-Grandval.
Au XVlle siècle, le château de Raymontpierre passa aux mains d'une famille de Staal, noblesse d'origine soleuroise établie depuis la même époque à Porrentruy et à Delémont, qui a donné plusieurs hauts fonctionnaires à la cour des princes-évêques de Bâle, des chanoines aux collégiales de Soleure et Saint-Ursanne, un prévôt à Moutier-Grandval et un abbé à Bellelay. Le blason aux armoiries de la famille de Staal figure aujourd'hui encore sur une façade du château de Raymontpierre.
Le château fut par la suite propriété de la famille alsacienne d'Andlau qui possédait déjà de nombreux domaines dans l'Ancien Evêché de Bâle. On pense généralement que la famille d'Andlau céda par la suite sa demeure de Raymontpierre à quelque paysan de la région qui en fit un domaine agricole. Pendant un siècle, le château de Raymontpierre a connu des fortunes diverses, et fut menacé de ruine. II y a quelques années, une restauration de bon goût lui a redonné sa splendeur d'autrefois. Le mur d'enceinte, partiellement écroulé, a été relevé, les tours d'angle rebâties. A I'intérieur se trouve la salle des chevaliers, dont la cheminée est frappée aux armoiries de Georges Hugué, le châtelain de Delémont.
Réclère
Église du XVllle siècle, reconstruite en 1859, vitraux de W. Moser.
Réclère, Grottes de
Site géologique d'importance européenne. A la fin du siècle passé, en 1889, des chiffonniers à la recherche d'ossements d'animaux péris descendaient dans le Trou-du-Fahy et découvraient par hasard une énorme caverne aux milliers de stalactites et de stalagmites, les Grottes de Réclère, qui s'étendent sous le sol ajoulot. On y pénètre par un tunnel creusé dans le rocher : un sentier bien aménagé conduit par de nombreux détours aux innombrables colonnades, piliers et guirlandes auxquels I'imagination populaire a donné des noms : Grand Dôme, Salle de Danse, Orgues, Grand Lustre, Glacier, Manteau de Napoléon. Au fond de la grotte, qui atteint une profondeur de 200 mètres, un lac minuscule frémit sous les gouttelettes qui tombent de la voûte, au milieu de la plus grande fraîcheur.
Réclère, Préhistoparc de
Dans la forêt située au-dessus des grottes, la promenade sur un chemin didactique conduit le visiteur dans le monde fantastique des dinosaures et autres animaux préhistoriques.
Roc-Montes
Centre jurassien de réadaptation cardiovasculaire.
Le Roselet
Fondation pour le cheval, centre d'accueil pour chevaux.
S
Saignelégier
Saignelégier est le chef-lieu du district des Franches-Montagnes, une région qui commença à se peupler véritablement au XIVe siècle. Son nom est mentionné pour la première fois dans un acte de 1382. La position centrale de Saignelégier lui donna très vite de I'importance et en fit le village le plus fréquenté de la Franche-Montagne des Bois. C'est là que se traitaient les affaires du pays. Saignelégier avait trois foires et le châtelain de Muriaux y transporta sa résidence ce qui donna à la bourgade le caractère d'un centre administratif. Le curé de Montfaucon, dont I'église fut longtemps I'église-mère des Franches-Montagnes, y fixa également sa résidence. Mais ce n'est qu'en 1629 que Saignelégier devint paroisse à son tour.
Saignelégier souffrit de I'invasion des troupes lors de la guerre de Trente Ans. La peste s'ajoutant à ces calamités décima la population, à tel point qu'il fallut ouvrir un cimetière pour les pestiférés; un monument situe près de I'esplanade du Marché-concours en rappelle le souvenir.
Au début du XVlle siècle, le prince-évêque de Bâle fit bâtir la châtellenie de Saignelégier. Le bâtiment a été rénové en 1965 et présente I'allure d'une résidence seigneuriale d'autrefois.
La chapelle bâtie au XIVe siècle a été remplacée au XVlle siècle par une église plus grande. L'entretien en était assuré par le curé et la seigneurie qui devaient maintenir le choeur et la nef, tandis que les communes devaient sauvegarder le clocher, les cloches et I'horloge. A la fin du XVllle siècle, elle fut enrichie d'un maître-autel avec un tabernacle doré. Lors de la Révolution, I'église de Saignelegier fut saccagée et il n'en resta que les murs.
Dès le début du XIXe siècle, il fallut songer à un nouveau sanctuaire plus spacieux, pour faire face à I'augmentation de la population de Saignelegier. Mais c'est en 1926 seulement qu'on décida de démolir I'ancienne église, avec sa tour que certains historiens faisaient remonter à I'époque romaine. La nouvelle église date de 1928. Elle a conservé son maître-autel provenant de I'ancienne église abbatiale de Bellelay, un chef-d'oeuvre dû à un religieux du couvent, le Frère Antoine Monnot, de Noël-Cerneux en Franche-Comté. Saignelégier est devenu depuis la fin du XIXe siècle le centre commercial et administratif des Franches-Montagnes. L'industrie s'y est bien développée, en particulier I'industrie horlogère qui complète les ressources de I'agriculture et de I'élevage.
Au centre des Franches-Montagnes, la cité s'ouvre également au tourisme, de plus en plus important aux Franches-Montagnes, et devient ainsi le coeur d'une région en plein développement avec un centre de loisirs comprenant une patinoire, une piscine et une salle polyvalente. Un centre équestre avec manège complété également les équipements de Saignelegier.
Chaque année a lieu à Saignelégier le Marché-Concours national de chevaux. Cette manifestation, créée pour mettre en valeur I'élevage du cheval franc-montagnard, a connu un développement extraordinaire. Elle a donné une importance nationale à I'élevage du cheval des Franches-Montagnes. Le Marché-Concours national de chevaux, qui a lieu au mois d'août, attire régulièrement 30000 à 40000 spectateurs. Ils suivent les expositions, le cortège folklorique et les courses campagnardes qui en font la plus importante manifestation touristique dans le Jura.
Saint-Brais
Une caverne a été découverte à Saint-Brais en 1935 par le Dr F.-Ed. Koby, qui en a fait I'exploration. La grotte, d'une profondeur horizontale de 22 mètres, a été longtemps habitée puisqu'elle contenait quatre foyers distincts et superposés, auprès desquels on a trouvé des fragments de poteries. On sait que le grand ours des cavernes a habité cette grotte durant une longue période, puisqu'on a retrouvé, dans une seule chambrette, les restes d'une douzaine de ces plantigrades. On a découvert dans la grotte I'incisive d'un homme préhistorique, ce qui permet de croire que la caverne de Saint-Brais représente dans le Jura le premier lieu qui ait été habité.
Saint-Ursanne
Saint-Ursanne est une très jolie petite ville qui a conservé son cachet médiéval. Vers la fin du VIe siècle, un disciple de saint Colomban, Ursicinus, vint s'établir dans la vallée du Doubs, près de I'endroit où s'élève aujourd'hui Saint-Ursanne. Autour de l'ermitage, dans lequel il vivait, se groupèrent bientôt les habitations qui donnèrent naissance à la petite cité riveraine. Au VIIe siècle, un pèlerin solitaire, Wandrille, découvrit le tombeau d'Ursicinus et fonda un monastère à cet emplacement. Un sanctuaire fut également bâti. Si l'on en croit les vestiges et les sarcophages découverts à Saint-Ursanne, cet établissement religieux devait avoir déjà une certaine importance. II était doté de vastes territoires. Au début du Xlle siècle, le monastère fut transformé en un chapitre de chanoines qui construisirent la collégiale actuelle. En 1139, la ville fut acquise par l'évêque de Bâle et, en 1210, l'église-collégiale passa également sous son autorité. Jusqu'à cette époque, le tout faisait alors partie du diocèse de Besançon. L'église primitive était située sur l'emplacement de l'ancienne église paroissiale, démolie en 1898. La Révolution française mit fin au chapitre; vieux de plus de six siècles, et la collégiale devint église paroissiale de Saint-Ursanne.
Ursicinus était mort en 620. Sa dépouille qui reposait tout d'abord dans l'église de Wandrille, dédiée à Saint-Pierre, fut ensuite transportée dans la crypte de la collégiale où elle repose actuellement encore dans un sarcophage placé sous le maître-autel. Au-dessus de la ville, dans un endroit qu'on atteint en escaladant de nombreuses marches, on découvre une grotte avec une statue de l'ermite du Doubs.
Les ruines d'un château-fort dominent la ville de Saint-Ursanne. II a été démantelé vers la fin du XVllle siècle ou au début du XIXe siècle.
Toute la petite ville a conservé son aspect d'autrefois : rues étroites, façades régulières et pleines de ravissants détails, fontaines, portes, belles enseignes. Son joyau est la collégiale. Régulièrement orientée vers l'orient, elle présente le plan d'une basilique sans transept, avec une nef à cinq travées et des bas-côtés qui se prolongent le long du choeur jusqu'à l'abside. La nef est inspirée des constructions romanes de Bourgogne. La collégiale est connue surtout par son portail sud, dérivé lui aussi des portails romans de Bourgogne. Les deux niches ouvertes de chaque côté du tympan représentent Ursicinus et la Vierge a l'Enfant. Au centre, le Christ entouré des apôtres Pierre et Paul. Le personnage à ses pieds serait Ursicinus, l'ermite du Doubs.
Les chapiteaux sculptés représentent les quatre évangélistes. Au-dessus se lit une très ancienne inscription datant probablement du XIIe siècle. La collégiale comprend également une crypte et un cloître, ainsi qu'un musée lapidaire.
Les Sommêtres
Altitude de 1079 m. II vaut la peine, lorsqu'on atteint I'arête, de faire quelques centaines de mètres hors de I'itinéraire, jusqu'au point de vue qui se trouve sur les rochers, près de la ruine du château. C'est le point le plus élevé de cette arête qui domine le Doubs (pt 1079). La vue sur la rivière qui coule 500 mètres plus bas et sur la France voisine est unique. Le regard s'étend sur le Jura français, le Lomont, le Doubs, jusqu'aux Vosges. L'arête des Sommêtres est un terrain apprécié des varappeurs, qui présente toutes les difficultés qu'on rencontre en haute montagne. On y découvre également un petit jardin alpestre.
Soubey
L'église construite au XVlle siècle est couverte d'un toit formé de dalles calcaires, les "laves", dans le langage du pays. Le sanctuaire a été restauré en 1963, il est orné de vitraux de Coghuf.
Soulce
Église du XVllle siècle, vitraux d'André Bréchet.
Soyhières
Le village doit son origine au château construit sur les hauteurs qui dominent la vallée de la Birse et qui était autrefois la résidence des puissants comtes de Soyhières. A partir du Xle siècle, ils administraient I'avouerie du Sornegau et jouèrent longtemps un rôle dans I'histoire de Delémont et de sa région, avant que leur château passe, au Xllle siècle, aux comtes de Ferrette, puis aux princes-évêques de Bâle. Lors du tremblement de terre de 1356, la citadelle fut renversée mais rebâtie ensuite dans des proportions plus modestes. Le château de Soyhières, qui fut résidence de nombreux châtelains au cours des siècles, resta propriété des princes-évêques jusqu'à I'invasion française : vendu au titre de bien national, il devint propriété du maire de Porrentruy, Georges Quiquerez. Au XIXe siècle, son fils, I'historien Auguste Quiquerez, s'installa dans I'ancienne résidence seigneuriale et y réunit une importante collection archéologique. Le château de Soyhières, devenu propriété d'une société, les "Amis du château de Soyhieres", a été restauré et préservé des outrages du temps.
V
Vellerat
La chapelle de Vellerat construite en 1960/1961, est ornée par des vitraux du peintre jurassien André Bréchet.
Vermes
Église du XVllle siècle. Une restauration entreprise en 1961/1962 a permis de mettre au jour des fragments de fresques des XVe/XVle siècles.
Vicques
L'église moderne de Vicques a été achevée en 1961, elle est un élément intéressant de I'architecture religieuse au XXe siècle dans le Jura. Vitraux de Bernard Schorderet.
Vorbourg
La chapelle du Vorbourg appartient à un ensemble autrefois plus considérable et chargé d'histoire. Au Moyen Age, un château se dressait sur ces hauteurs et contrôlait le passage de I'étroit défilé de la Birse. Les princes-évêques devinrent propriétaires du château qui fut détruit en 1356 par le tremblement de terre qui ravagea la ville de Bâle et les régions avoisinantes. La tradition historique prétend que le pape Léon IX, d'origine alsacienne, s'arrêta en 1049 au Vorbourg, lors de son retour du Concile de Mayence, et qu'il consacra la chapelle, devenue depuis lors lieu de pèlerinage. On raconte aussi qu'en 1661, un grave incendie menaçait de détruire la ville de Delémont. Le magistrat de la cité invoqua alors Notre-Dame du Vorbourg et le feu s'arrêta : en témoignage de reconnaissance, la ville fit placer dans la chapelle un tableau représentant la consécration par le pape Léon IX. Au cours des siècles, la chapelle du Vorbourg fut restaurée à plusieurs reprises mais, dévastée une fois encore lors de la Révolution française, elle fut vendue comme bien national et devint finalement propriété de la Bourgeoisie de Delémont.
Au cours d'une grande fête populaire, en 1869, la statue de la Vierge du Vorbourg fut couronnée dans la chapelle, qui renouvela ainsi sa vocation de lieu de pèlerinage dans le Jura. La dernière restauration a permis de redonner au sanctuaire son visage d'autrefois et surtout de mettre en valeur une étonnante collection d'ex-voto datant des XVle, XVlle et XVllle siècles, près de trois cents tableaux exprimant la foi populaire.
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